Examens : booster sa mémorisation !

Booster la mémoire

Comment mémoriser ?

Sylvie et Giorgio viennent de visionner le montage du meuble Neuronen du célèbre constructeur suédois de meubles. On leur propose à chacun de monter un exemplaire du kit. Giorgio suit le mode d’emploi en mode « no risk ». Quant à Sylvie, elle essaie de se souvenir et se lance. Lorsqu’elle bloque, elle jette un coup d’œil sur la documentation, en retenant le détail qui a coincé.
Deux questions : selon vous, qui va être probablement le plus rapide ? Et maintenant, si l’on répète l’expérience dans 1 mois, qui l’emportera vraisemblablement ?
Si vous avez répondu Giorgio et Sylvie, les évolutions en neurosciences vous donnent raison !
Beaucoup d’étudiants ont pour tactique de lire, relire, surligner et réécrire leurs notes afin de les apprendre. N’est-ce pas apprendre ?
Non, désolé. C’est se familiariser avec la connaissance.
Nous allons voir que ces tactiques, du reste très utilisées, peuvent être payantes, mais ne favorisent ni la compréhension, ni la rétention. Le rendement est faible : beaucoup d’énergie induit un résultat aléatoire.

C’est quoi le problème ?

Relire vos notes est une stratégie peu rentable et dangereuse. En fait vous succombez à « l’illusion de la connaissance » : on relit et relit encore et la matière en s’imaginant qu’elle rentre. Dans un tiroir. Il suffit d’aller la rechercher ! Simple. Non, pas vraiment. C’est un peu comme si on relisait un mode d’emploi d’un meuble : on croit qu’on sait le monter.

La mémoire n’est pas un tiroir, c’est un réseau interconnecté.

Contrairement à ce qu’affirment parfois les mythes et légendes de la pop-psychologie (*), notre cerveau n’est pas un disque dur dans lequel on stocke la matière A dans le secteur 25, la matière B dans le secteur 26, etc. En fait, la matière A (par exemple un chapitre sur les statistiques) est fractionnée et disséminée dans différentes parties du cerveau.

Etudier c’est recoller les pièces d’un puzzle!
Apprendre c’est l’effort d’assembler, de reconstruire!

Ce que vous avez entendu, ce que vous avez vu, ce que vous avez dit et ressenti vous ont permis de commencer à apprendre la matière : des liens sont établis à travers vos neurones dans des régions différentes. Mais ce n’est pas assez. L’apprentissage est incomplet. Faire l’effort de reconnecter ensemble toutes les informations est nécessaire. C’est simuler l’examen.

Il va falloir reconstruire et organiser les données. Comment ? En les ramenant dans une région appelée mémoire de travail (celle-ci inclus aussi une mémoire à court-terme).

« Les travaux en psychologie cognitive sont unanimes : les stratégies qui requièrent plus de récupération (ex. question pratique) sont beaucoup plus performantes à long terme que celles d’encodage (ex. rédaction de résumés, soulignement, trucs mnémotechniques, visualisation pendant la lecture ou relecture des notes, etc.) ».

(LA CONNAISSANCE DES STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE CHEZ LES COLLÉGIENS, Rapport de recherche, Mathieu Gagnon, docteur en psychopédagogie, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke , 2014)

Pour revenir à notre exemple, se contenter de lire le mode d’emploi du meuble donne l’illusion de savoir monter le meuble ! C’est au moment de l’assemblage que le véritable apprentissage a lieu. Reconstruire la connaissance va permettre au cerveau de reconnecter les zones ensemble, et ainsi renforcer les liens

Est-ce bien vrai ce que vous dites ?

Mathieu Gagnon, docteur en psychopédagogie, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke a très bien vulgarisé les nombreux travaux qui mettent en évidence le fonctionnement de l’apprentissage. Les études sont nombreuses: Roediger et Karpicke (2006), Karpicke et Blunt, (2011),…
Je ne résiste pas à citer par exemple Karpicke et Cross (2014). Ils ont donné pour consigne à 3 groupes d’étudiants d’étudier un texte évalué une semaine après:

  • le groupe lecture à répétition : il a lu et relu le texte.
  • le groupe production d’indices : il a lu une fois, puis il a écrit des indices dans la marge en relisant le texte afin de s’aider à récupérer l’information
  • le groupe test de mémoire avec indices : il a lu une fois, puis il a écrit des indices dans la marge en relisant le test. Puis, il a pris le temps de se souvenir des informations à l’aide des indices. C’est ce groupe d’étudiants qui a le mieux mémoriser le texte 7 jours après lors de l’interrogation

Mémoriser efficacementSource : Mathieu Gagnon
Pour les plus pessimistes d’entre vous qui se disent que même le groupe qui a le mieux réussi n’a pas atteint la moitié, il faut savoir que les participants n’ont pas pu réviser pendant 7 jours.

Cette expérience démontre l’importance de reconstruire la matière pour apprendre AVANT l’examen. Pendant, c’est risqué, non ?

 

Apprendre = reconstruction active + répétition

Tant pour la mémorisation que pour l’application (le transfert) des connaissances, les études convergent vers l’efficacité des méthodes basées sur la reconstruction active de la matière. contenu va ici

Avez-vous envie d’attendre jusqu’à l’examen pour reconstruire la connaissance? A vous de choisir !

Alors, comment mémoriser facilement ?

1.      Avant d’étudier, il faut vivre la matière en classe et essayer de lui trouver du sens. Il faut également être connecté à l’instant présent, et regarder, écouter le processus pédagogique du prof. Il est important d’écouter votre petite voix qui permet de faire des liens avec des connaissances acquises. Je vous invite aussi à pratiquer la confirmation kinesthésique.(En bref, ressentir une victoire : « Yes, ça, j’ai bien compris »).

2.      Se programmer en mode projet (Par exemple, se dire : « Je veux être capable d’expliquer cette leçon, car cela me permettra de réussir le test. »). Se concentrer.

3.      Prenez note en classe en vous concentrant sur l’important, et en trouvant du sens en faisant appel à des analogies (c’est comme…), en faisant des liens. À moins que vos notes soient inexploitables, il n’est pas nécessaire de les recopier.

4.      Le plus vite possible, rappelez la matière : reconstruisez la matière SANS VOS NOTES. Le but est de comprendre en profondeur. En fait, vous faites comme si c’était l’examen sur la matière à apprendre sauf que cela ne sera pas sanctionné. Effectuez cette reconstruction de la matière en étant structuré.
Comment ?
a. Fiches de révision avec questions séparées des réponses
b. Carte heuristique (mindmap)
c. Questionnaire, etc.

5.      Comparez votre travail avec vos notes (ou le syllabus). Et pour chaque faute, trouvez un indice de récupération significatif avec lequel vous alimentez vos fiches (ou mindmap, etc.).

6.      Recommencez les étapes 4 et 5. Accordez-vous du repos ; vous le méritez bien.

7.      Procédez régulièrement à la « reconstitution du puzzle ».

En bref, faites l’effort de reconstruire, vérifiez, et complétez par des indices de récupération : ce sont des « béquilles ». Celles-ci peuvent être des dessins qui vous parlent et qui font sens pour vous.

Apprendre à gérer le temps

« Il vaut mieux distribuer l’apprentissage dans le temps que de le regrouper ».
(Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique français).

  • En d’autres mots, il est plus rentable pour appendre d’étudier 4 demi-heures que deux heures d’un seul coup.
  • Il est également préférable d’espacer vos séances : si vous connaissez votre matière, réduisez la fréquence de révision. Si vous constatez trop de lacunes, augmentez-là !

Fiches de révision efficaces : comment reconstruire la matière ?

Vous ne me suivez pas, vous avez besoin d’un exemple ?

C’est ce que je vous propose d’apprendre lors d’un prochain article sur ce blog

Trouvez l’énergie, la motivation et la santé dans l’étude grâce à une formation intensive, en 2020, Marie-Pierre Preud’homme et moi-même auront le plaisir de concrétiser une formation intensive de self Coaching d’Etudes. Il s’agit d’un processus puissant et robuste qui vous permet de vous auto coacher afin d’arriver à un équilibre énergisant entre mental, stratégie et habitudes portantes.
(*) Grâce aux neurosciences, j’aurai bientôt l’occasion de défaire certains mythes concernant le cerveau, à commencer par celui qui avance qu’un hémisphère fonctionne plus qu’un autre…

Self coaching d’étude

coaching d'étudeVous avez besoin d’optimiser votre étude ? Que vous soyez étudiant(e) ou enseignant(e), cette formation en self-coaching d’étude vous permettra d’acquérir des outils concrets pour se conditionner positivement, efficacement à l’étude.

Pour que les meilleures techniques d’étude et d’apprentissage soient efficaces, durables à long terme, il est essentiel de les ancrer sur un “terrain sain” : point de vue physiologique, mental, émotionnel. Chez Formathéra, pour vous accompagner sur le chemin de la réussite de vos études, outre les meilleures techniques d’apprentissage, de mémorisation, nous prenons en considération toutes sortes de phénomènes comme : auto-sabotage, procrastination, la dé-motivation,…C’est bien connu et démontré : un des plus important ingrédient du succès, c’est la bonne connaissance de soi ! Et c’est par là que nous commencerons !

Durant ces deux journées de formation intensive vous apprendrez, entre-autres, des techniques issues du monde de l’hypnose, de la PNL, des neuro-sciences,… Notre processus pédagogique, qui a fait ses preuves, est basé sur le cycle de Deming.  Vous découvrez et apprenez des outils pour repérer vos points d’amélioration, les activer et ainsi progresser. Vous vous fixez alors de nouveaux objectifs spécifiques, mesurables, vous les mettez en oeuvre. Régulièrement, vous procédez à l’ analyse réflexive de vos stratégies afin de corriger le cap. Cette formation très complète, en self-coaching d’étude, vous permet d’acquérir des outils de planification, d’évaluation, de gestion mentale et bien sûr de stratégies d’étude.

La prochaine session, proposée par Claudio Fusini et Marie-Pierre Preud’homme a lieu le 08 et le 22 mars 2020. Pour votre qualité d’apprentissage, nous travaillons en petits groupes, pensez à vous inscrire suffisamment tôt pour réserver votre place !

Claudio Fusini, formateur à l’Ecole Royale des Sous-Officiers, il dispense des formations en pédagogie et en gestion de projets. Il évolue avec des adultes en formation depuis plus de 10 ans. Passionné de neurosciences, il est formé en PNL, EFT, hypnose, Mindfulness, ISO9001, etc.

Marie-Pierre Preud’homme, diplômée en psychologie, pédagogie, systémique, pnl est formatrice en hypnose et coaching. Elle a repris des études supérieures tout en menant à bien son activité professionnelle. Pour y parvenir, elle a expérimenté les techniques efficaces d’études, d’organisation, de mémorisation. Elle vous les transmet lors de cette formation.

Apprendre l’auto-hypnose, pratiquer soi-même l’auto-hypnose c’est possible !

apprendre l'auto-hypnoseQu’est ce que l’auto-hypnose ?

C’est un phénomène naturel. L’état d’hypnose, entre la veille et le sommeil s’invite à nous juste avant de nous endormir, aussi juste avant de nous réveiller complètement. Ce phénomène est connu depuis la nuit des temps, il est mesurable et observable (certaines zones du cerveau sont activées d’autres au repos – il correspond à certaines ondes cérébrales). L’auto-hypnose est le fait de générer soi même cet état.

L’auto-hypnose est ce dangereux ?

Cet état a pour particularité de nous rendre très réceptif(ve)… aux choses positives comme à d’autres ! Cet état naturel est tellement fréquent chez l’être humain que bien souvent il ne réalise pas qu’il est en état d’auto-hypnose. En effet, les moments d’auto-hypnose positives et négatives sont très nombreux dans notre vie. Ce qui est ‘’dangereux’’ ou en tout cas qui peut porter préjudice c’est de s’enfermer dans des états d’auto-hypnose négatifs comme la rumination mentale, les obsessions, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles du comportement alimentaire, …
Par contre, apprendre l’auto-hypnose permet de justement reprendre le contrôle sur soi de façon très subtile, en s’adressant à l’inconscient.

Comment fonctionne l’auto-hypnose ?

Avec l’auto-hypnose, nous travaillons au niveau de l’inconscient. Sachant que c’est lui qui nous gouverne, il est capital de savoir comment s’adresser à lui. Pour cela deux points sont essentiels :
1) Le rendre réceptif : il s’agit de l’induction de l’état hypnotique
2) Lui parler dans une langue qu’il comprend, comme celle utilisée en hypnose Ericksonienne

Les étapes d’une séance d’auto-hypnose

  • La mise en condition : rassembler les conditions idéales en termes de lieu, moment, confort, préparation physique
  • L’induction hypnotique : choix de la technique adéquate à la thématique et à la personne
  • Le corps de la séance : avec ses auto-suggestions, ses techniques de visualisation, d’absorption,…
  • La sortie de l’état hypnotique

Comment faire pour apprendre l’auto-hypnose
Bien qu’il existe des séquences vidéos rapides, des modes d’emploi faciles, qui semblent efficaces, méfiez-vous ! Si vous souhaitez vraiment apprendre les techniques d’auto-hypnose, laissez-vous le temps de le faire correctement.
L’apprentissage du  langage hypnotique, c’est comme d’apprendre la musique, il faut faire des gammes, des gammes,  …. Puis vous pourrez vous-même composer.
Si vous souhaitez construire vos corps de séances thérapeutiques comprenant des suggestions réellement efficaces, elles doivent être adaptées à vous. Vous seul(e) pouvez les créer avec votre contenu spécifique, et les outils qui vous correspondent. Si vous copiez une séance toute faite, vous n’aurez pas du tout le même résultat.

Les avantages de l’apprentissage de l’auto-hypnose

  • Vous acquérez les outils pour gérer vous-même votre vie
  • Vous devenez de plus en plus autonome et cela booste votre confiance en vous
  • Vous apprenez comment stimuler votre auto-guérison
  • Vous vous conditionnez positivement pour atteindre vos objectifs, réaliser vos projets
  • Vous ne dépendez pas de quelqu’un, d’horaires, de déplacements pour travailler à votre évolution personnelle.

Ainsi, de plus en plus de personnes choisissent de faire les choses correctement et de réaliser une formation de base en hypnose pour acquérir les vrais outils de construction de séances d’hypnose pour travailler en parfaite autonomie.

Devenir votre propre coach, mars Liège

Coaching Humaniste GlobalPour devenir coach ou avancer dans votre vie!

Ici … Vous apprendrez les outils et l’autonomie pour poser vos justes priorités, vous épanouir, vous réaliser, atteindre vos objectifs. Avec le Coaching Humaniste Global, vous devenez votre propre coach ou celui de vos clients! Ce que vous acquérez en formation CHG est efficace, aidant à tout moment de votre vie!

Le pilier, de la méthode Coaching Humaniste Global c’est vous, c’est l’être humain!
L’humanisme place au centre et en priorité l’humain et les valeurs humaines.
Le Coaching Humaniste Global vous fournit les outils pour y arriver en vous respectant vous et les autres!

Le Coaching Humaniste Global vous sera utile si vous  souhaitez :

  • devenir coach ou intégrer la méthode à votre profession
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Informations & inscription

La formation en Coaching Humaniste Global : pour qui ?

  • A toute personne en quête d’autonomie de développement personnel
  • Aux DRH
  • Aux coach et futurs coach
  • Aux dirigeants d’entreprise
  • Aux responsables d’équipes
  • Aux managers

Principes et fondements de la formation certifiante Coaching Humaniste Global

  • Exercices pratiques – andragogie : pédagogie active pour adultes, orientée expérimentation personnelle pour l’acquistion des fondements théoriques
  • Décodage de séances, études de cas pratiques
  • Apprentissage d’outils puissants et écologiques, sélectionnés pour leur efficacité en : pnl, AT analyse transactionnelle, systémique, cnv, …
  • Compréhension de soi,ses structures mentales, ses croyances
  • Booste et potentialisation de vos ressources personnelles
  • Travail sur l’acquisition de la coach attitude au quotidien
  • Apprendre, intégrer grâce à soi et aux autres!

Accès et infos pratiques

  • Pour professionnels et privés selon les objectifs formatifs!
  • 14 jeudis après-midi et soir dès le 21 mars 2019
  • nombre de places limité à 12, inscriptions déjà ouvertes – il reste quelques places!

Pour davantage d’informations  : 0478/997157

Formation des adultes et andragogie

Lors des formations d’hypnose, de coaching,  … chez Formathera, une attention particulière est portée sur les méthodes d’apprentissage. Les principes fondamentaux de l’andragogie, pédagogie pour adultes y sont mis à l’honneur. Ils permettent aux apprenants d’intégrer la matière de façon durable car il y a compréhension, lien avec la pratique et mise en situation réelle. 

Claudio FUSINI, instructeur et formateur au sein de l’Ecole Royale de Sous-Officiers, nous explique les principes de l’andragogie.

 

Andragogie, pédagogie pour adulte

Mathieu, 35 ans, mécanicien,  a été  licencié d’une PME namuroise en 2017 pour des raisons économiques. Avec deux enfants et un prêt hypothécaire, il a frôlé le burnout. Récemment, le FOREM lui a proposé une reconversion en soudure. Après 4 semaines de formation, il déclare  « si on m’avait donné cours comme cela, j’aurais été motivé pour terminer mes études techniques. Ici les profs nous font confiance et on n’est pas noyé par de la théorie indigeste et on est très souvent à l’atelier…». Pourquoi Mathieu  est-il si motivé ? Certes, il  suit une formation qui débouche très certainement vers un emploi car c’est un métier en pénurie mais son entrain en classe met en évidence la capacité de ses formateurs à enseigner en tenant compte des spécificités de l’adulte. Bref voyage dans les terres de l’andragogie.

L’enseignant qui considère un public d’adultes comme étant une classe d’enfants ou de jeunes ados va très vite s’en rendre compte. Démotivation, plaintes et désintérêt de la part des stagiaires alimenteront le quotidien du prof qui par ailleurs sera également victime d’un dégoût  pour son métier, ce qui ne fera qu’envenimer l’ambiance en classe. La spirale vers des conflits est garantie!

4 raisons pour lesquelles l’adulte n’apprend pas comme l’enfant

  • Selon S. COURAU, d’abord le statut d’autorité que possède l’instituteur devant ses chérubins n’est pas reconnu devant des hommes et de femmes qui ont un vécu, une expérience de la vie. L’omniscience du maître prévaut probablement devant des gosses mais moins devant des adultes. Ceux-ci recherchent chez le formateur, un guide ouvert, disponible et respectueux.
  • Ensuite, la formation doit avoir un but très concret qui colle le mieux possible aux objectifs de l’adulte; ce qui induit ou alimente la motivation et l’envie de réussir. Untel qui désire devenir soudeur et en faire son métier, veut pratiquer le plus possible et pas écouter pendant huit heures l’histoire de la soudure depuis la révolution industrielle.
  • Tertio, l’adulte refuse tant la sanction scolaire que la récompense enfantine ; il veut être traité en adulte. Il est ridicule d’infliger une punition ou d’octroyer  le titre d’élève du mois à des personnes qui ont atteint une maturité  et qui sont majeures.
  • Enfin, l’adulte désire que l’on tienne compte de son expérience humaine et professionnelle; c’est d’ailleurs l’expression du besoin de  reconnaissance et d’estime mis en exergue par la pyramide des besoins de MASLOW.

Sur ces quatre principes fondamentaux posés en guise de fondation d’un noble édifice, on peut ériger au moins sept règles pédagogiques que l’enseignant devrait respecter pour maximaliser l’apprentissage de l’adulte. Ici, on ne devrait plus parler de pédagogie  (du grec paid : enfant et agogos : le guide), mais d’andragogie (du grec andros : adulte). En préliminaire, je  paraphraserais Roger MUCCHIELLI qui insiste sur le fait que le stagiaire a ou avait une activité professionnelle et a davantage besoin de comportements pratiques que de théories lourdes. Par conséquent, toute théorie doit être en prise directe avec des activités d’application. Le principe pédagogique de concrétisation (donc lié à nos cinq sens) est une condition sine qua none de performance de l’apprentissage.

Passons maintenant en revue sept  règles importantes à mettre en œuvre lors d’une formation d’adultes. Cette revue est loin d’être exhaustive mais elle a le mérite d’être concrète!

 7 règles de l’andragogie, pédagogie pour adulte!

  1. Un adulte apprend s’il comprend. La matière à apprendre doit être structurée selon une logique facile à assimiler. Ici le formateur veillera à structurer la matière d’une manière progressive et intégrante. Par intégrante on entend la construction du savoir comme un puzzle. Tout nouveau savoir doit être « accroché » à un savoir déjà assimilé. A titre d’exemple, la fonction exposant est apprise bien après la fonction multiplication car l’exposant fait appel à la multiplication. Par ailleurs, si le support de cours (électronique, syllabus, etc.) est structuré d’une manière intuitive, logique et structurée, cela permet à l’élève de mieux apprendre.
  2. Un adulte apprend si la formation est en relation directe avec son quotidien. Les cas et les problèmes traités pendant la formation doivent être en lien direct avec les problèmes réels vécus par les apprenants. Cela rend la formation motivante et dynamique. Les échanges d’expériences entre les apprenants permettent au formateur de construire le savoir avec les vécus.
  3. Un adulte apprend s’il perçoit, comprend et accepte les objectifs de la formation. Les objectifs doivent être clairement annoncés depuis le début de la formation et
    être cohérents avec les attentes des apprenants. Si la formation est sanctionnée par un test, ou un examen, il faut avertir les apprenants dès l’entame du cours afin qu’ils puissent organiser leur stratégie de réussite. Le type d’examen (questions ouvertes, quizz, examen oral, etc.) devrait être spécifié. Cette pratique témoigne d’un respect de l’enseignant vis-à-vis de ses élèves. La règle  de la triple concordance en pédagogie met en avant que les objectifs pédagogiques, les méthodes d’enseignement ainsi que l’évaluation doivent être liées. On imagine mal qu’une formation de soudeurs durant laquelle les deux tiers du temps ont été consacrées à de la pratique, soit sanctionnée uniquement par un test théorique !
  1. Un adulte apprend s’il agit et s’il s’engage. Cette règle est universelle et résonne comme une maxime d’une pédagogie moderne. Pus on est acteur de son savoir, mieux on assimilera. William GLASSER souligne que nous ne retenons que :
  • 10% de ce que nous lisons ;
  • 20% de ce que nous entendons ;
  • 30% de ce que nous voyons ;
  • 50% de ce que nous voyons et entendons en même temps ;
  • 80% de ce que nous disons ;
  • 90% de ce que nous disons en faisant quelque chose à propos de quoi nous réfléchissons et qui nous implique.

       5. Un adulte apprend si le formateur sait utiliser les effets de la réussite et de l’échec. Le formateur doit préciser les résultats attendus des exercices et après, il doit pouvoir  valoriser les succès et faire               comprendre les échecs. L’évaluation formative ou évolutive est importante et elle témoigne d’une démarche humaniste de l’enseignement. Chaque élève devrait recevoir un feedback mettant en évidence ses               points forts et ses lacunes. Ce n’est pas tout. Des techniques de coaching utilisant l’analyse réflexive permettent à l’apprenant de dégager lui-même des pistes d’amélioration afin d’atteindre les objectifs sur base         de ce qu’il a vécu. Lorsqu’un élève a des problèmes, il est important qu’il quitte la classe avec un plan d’action et pas avec des blessures.

  1. Un adulte apprend s’il se sent intégré au groupe. En privilégiant les relations dans le groupe, l’élève se sent bien et est rassuré. Le formateur met en place des activités qui permettent un maximum d’échanges. Les stratégies d’enseignements mettent en œuvre des activités de groupes dans lesquelles il est demandé de résoudre un problème. Par conséquent la dynamique du groupe est un enjeu important
  1. Un adulte apprend s’il est dans un climat de participation. Il doit pouvoir travailler dans un climat de confiance, avoir des interactions avec les  autres  participants, mais aussi les formateurs qui doivent être disponibles, ouverts et respectueux. Par ailleurs le formateur doit utiliser au maximum l’expérience des participants; cela permet de rencontrer leur besoin d’estime mai aussi de construire la matière ensemble.

Dans une conception humaniste de l’enseignement mais aussi dans l’acceptation d’une certaine justice sociale de l’enseignement qui autorise tout apprenant à réussir, chaque individu devrait être considéré comme un être unique, possédant ses canaux d’apprentissages particuliers. Ainsi l’un est plutôt analytique et visuel alors que son voisin est auditif et synthétique, etc. Considérant ce principe d’individualité, certains formateurs recourent, lorsque c’est possible à la différenciation. Il s’agit de mettre en pratique d’autres moyens d’expliquer un savoir qu’un adulte peine à assimiler. Par exemple, on demandera à un élève-ressource de réexpliquer avec un schéma ce qui vient d’être appris par un autre media, à un élève qui serait en difficulté. C’est un sujet très vaste et parfois complexe  qui mérite que l’on s’y attèle si l’humanisme est une valeur qui résonne chez le formateur…Si vous désirez en savoir plus, consultez les articles de P. MEIRIEU dont voici une citation qui en dit long sur sa conception de l’éducation :

« Différencier, c’est avoir le souci de la personne sans renoncer à celui de la collectivité». (P. MEIRIEU)

Finalement, après avoir vu ces quelques règles, il  important d’insister sur :

4 facteurs de succès d’une aventure en pays de l’andragogie, pédagogie pour adulte

Le formateur devrait constamment favoriser la cohésion du groupe car c’est un terreau de l’apprentissage. Je parle ici de dynamique des  groupes car le formateur est un catalyseur de la formation du groupe. C’est par son attitude, ses interactions, sa gestion de classe et sa stratégie didactique qu’il va dynamiser ou au contraire, le diviser !
En second lieu je citerais la surveillance des variations de la motivation de l’individu. L’adulte est ainsi fait que sa motivation peut varier de 10 à 1 suite à une notification Facebook ! L’impact sur le groupe peut être plus ou moins important. Un petit truc qui permet de jauger l’état des stagiaires est l’exercice de la « météo du matin ». Il s’agit tout simplement de faire un tour de table et de demander l’état des stagiaires ; leur météo personnelle, ce qu’il craigne ce qu’il ressente, etc.
Troisièmement le formateur doit s’adapter à toute contrainte qui impacte la formation. On peut citer les contraintes de temps, de matériel didactique, de classe, etc. Personnellement, j’ai vécu des situations dans lesquelles je n’avais pas le temps de terminer des activités d’une manière interactive parce qu’une activité avait été très chronophage. Par conséquent et puisque les objectifs sont imposés par le commanditaire, les savoirs ont été vus d’une manière plus frontale (ou ex cathedra). Il ne faut pas en conclure hâtivement que l’enseignement de type magistral est à condamner mais cela est une autre histoire.
En dernière position, une analyse des objectifs ainsi qu’une préparation des activités didactiques est inévitable à moins d’être capable de générer d’une manière spontanée une stratégie didactique qui rencontre les règles vue précédemment.

Si je devais citer deux ou trois mots qui hantent cette modeste présentation, je pencherais pour deux phrases. La qualité des interactions entre stagiaires et entre ceux-ci et les formateurs. Ensuite j’opterais pour la qualité d’une stratégie didactique qui permette un apprentissage concret, participatif et certainement motivant. Si ce petit séjour dans les terres de l’andragogie vous a donné envie de plus d’information, n’hésitez à consulter des auteurs tels que Philippe MEIRIEU, Sophie COURAU ou encore Roger MUCCHIELLI. Et terminons par ces belles paroles :

Enseigner n’est pas remplir une cruche mais plutôt « allumer un feu » (P. MEIRIEU)

Formation de base en Eft – 15/04 et 13/05

formation eft liege2 jours de formation

15/04 & 13/05/2018 – Centre Formathera Jemeppe, centre de formation eft hypnose Liège. Lors de cette formation, vous allez acquérir la technique en travaillant sur vous et avec d’autres, en petit groupe, dans un environnement agréable et bienveillant. Vous intégrez les concepts théoriques par leur mise en pratique et leur vécu.

Taping : le bien-être au bout des doigts!

Auto-traitement, vous êtes autonome !

  • Gestion des émotions : colère, tristesse, hyper émotivité, hypersensibilité
  • Sortir de troubles alimentaires : des compulsions, grignotages, obsessions, boulimie
  • Gestion des envies et compulsion : manger, fumer, boire
  • Gérer le stress : prévenir et canaliser
  • Oser, sortir de blocages : aller de l’avant, s’autoriser à se faire du bien, oser réussir
  • Se libérer : de traumatismes, d’anciens conditionnements, de croyances négatives

Principes et fondements

  • Technique de psycho énergétique, utilisant le taping
  • Alliance de techniques type pnl + équilibrage énergétique des méridiens
  • A utiliser en thérapie et/ou seul
  • Booste et potentialise vos ressources personnelles

Accès

  • Pour professionnels et privés
  • 350€ les 2 jours comprenant syllabus, café, thé, snacks de pause
  • Infos et inscriptions : Marie-Pierre Preud’homme 0478/997157