Examens : booster sa mémorisation !

Booster la mémoire

Comment mémoriser ?

Sylvie et Giorgio viennent de visionner le montage du meuble Neuronen du célèbre constructeur suédois de meubles. On leur propose à chacun de monter un exemplaire du kit. Giorgio suit le mode d’emploi en mode « no risk ». Quant à Sylvie, elle essaie de se souvenir et se lance. Lorsqu’elle bloque, elle jette un coup d’œil sur la documentation, en retenant le détail qui a coincé.
Deux questions : selon vous, qui va être probablement le plus rapide ? Et maintenant, si l’on répète l’expérience dans 1 mois, qui l’emportera vraisemblablement ?
Si vous avez répondu Giorgio et Sylvie, les évolutions en neurosciences vous donnent raison !
Beaucoup d’étudiants ont pour tactique de lire, relire, surligner et réécrire leurs notes afin de les apprendre. N’est-ce pas apprendre ?
Non, désolé. C’est se familiariser avec la connaissance.
Nous allons voir que ces tactiques, du reste très utilisées, peuvent être payantes, mais ne favorisent ni la compréhension, ni la rétention. Le rendement est faible : beaucoup d’énergie induit un résultat aléatoire.

C’est quoi le problème ?

Relire vos notes est une stratégie peu rentable et dangereuse. En fait vous succombez à « l’illusion de la connaissance » : on relit et relit encore et la matière en s’imaginant qu’elle rentre. Dans un tiroir. Il suffit d’aller la rechercher ! Simple. Non, pas vraiment. C’est un peu comme si on relisait un mode d’emploi d’un meuble : on croit qu’on sait le monter.

La mémoire n’est pas un tiroir, c’est un réseau interconnecté.

Contrairement à ce qu’affirment parfois les mythes et légendes de la pop-psychologie (*), notre cerveau n’est pas un disque dur dans lequel on stocke la matière A dans le secteur 25, la matière B dans le secteur 26, etc. En fait, la matière A (par exemple un chapitre sur les statistiques) est fractionnée et disséminée dans différentes parties du cerveau.

Etudier c’est recoller les pièces d’un puzzle!
Apprendre c’est l’effort d’assembler, de reconstruire!

Ce que vous avez entendu, ce que vous avez vu, ce que vous avez dit et ressenti vous ont permis de commencer à apprendre la matière : des liens sont établis à travers vos neurones dans des régions différentes. Mais ce n’est pas assez. L’apprentissage est incomplet. Faire l’effort de reconnecter ensemble toutes les informations est nécessaire. C’est simuler l’examen.

Il va falloir reconstruire et organiser les données. Comment ? En les ramenant dans une région appelée mémoire de travail (celle-ci inclus aussi une mémoire à court-terme).

« Les travaux en psychologie cognitive sont unanimes : les stratégies qui requièrent plus de récupération (ex. question pratique) sont beaucoup plus performantes à long terme que celles d’encodage (ex. rédaction de résumés, soulignement, trucs mnémotechniques, visualisation pendant la lecture ou relecture des notes, etc.) ».

(LA CONNAISSANCE DES STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE CHEZ LES COLLÉGIENS, Rapport de recherche, Mathieu Gagnon, docteur en psychopédagogie, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke , 2014)

Pour revenir à notre exemple, se contenter de lire le mode d’emploi du meuble donne l’illusion de savoir monter le meuble ! C’est au moment de l’assemblage que le véritable apprentissage a lieu. Reconstruire la connaissance va permettre au cerveau de reconnecter les zones ensemble, et ainsi renforcer les liens

Est-ce bien vrai ce que vous dites ?

Mathieu Gagnon, docteur en psychopédagogie, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke a très bien vulgarisé les nombreux travaux qui mettent en évidence le fonctionnement de l’apprentissage. Les études sont nombreuses: Roediger et Karpicke (2006), Karpicke et Blunt, (2011),…
Je ne résiste pas à citer par exemple Karpicke et Cross (2014). Ils ont donné pour consigne à 3 groupes d’étudiants d’étudier un texte évalué une semaine après:

  • le groupe lecture à répétition : il a lu et relu le texte.
  • le groupe production d’indices : il a lu une fois, puis il a écrit des indices dans la marge en relisant le texte afin de s’aider à récupérer l’information
  • le groupe test de mémoire avec indices : il a lu une fois, puis il a écrit des indices dans la marge en relisant le test. Puis, il a pris le temps de se souvenir des informations à l’aide des indices. C’est ce groupe d’étudiants qui a le mieux mémoriser le texte 7 jours après lors de l’interrogation

Mémoriser efficacementSource : Mathieu Gagnon
Pour les plus pessimistes d’entre vous qui se disent que même le groupe qui a le mieux réussi n’a pas atteint la moitié, il faut savoir que les participants n’ont pas pu réviser pendant 7 jours.

Cette expérience démontre l’importance de reconstruire la matière pour apprendre AVANT l’examen. Pendant, c’est risqué, non ?

 

Apprendre = reconstruction active + répétition

Tant pour la mémorisation que pour l’application (le transfert) des connaissances, les études convergent vers l’efficacité des méthodes basées sur la reconstruction active de la matière. contenu va ici

Avez-vous envie d’attendre jusqu’à l’examen pour reconstruire la connaissance? A vous de choisir !

Alors, comment mémoriser facilement ?

1.      Avant d’étudier, il faut vivre la matière en classe et essayer de lui trouver du sens. Il faut également être connecté à l’instant présent, et regarder, écouter le processus pédagogique du prof. Il est important d’écouter votre petite voix qui permet de faire des liens avec des connaissances acquises. Je vous invite aussi à pratiquer la confirmation kinesthésique.(En bref, ressentir une victoire : « Yes, ça, j’ai bien compris »).

2.      Se programmer en mode projet (Par exemple, se dire : « Je veux être capable d’expliquer cette leçon, car cela me permettra de réussir le test. »). Se concentrer.

3.      Prenez note en classe en vous concentrant sur l’important, et en trouvant du sens en faisant appel à des analogies (c’est comme…), en faisant des liens. À moins que vos notes soient inexploitables, il n’est pas nécessaire de les recopier.

4.      Le plus vite possible, rappelez la matière : reconstruisez la matière SANS VOS NOTES. Le but est de comprendre en profondeur. En fait, vous faites comme si c’était l’examen sur la matière à apprendre sauf que cela ne sera pas sanctionné. Effectuez cette reconstruction de la matière en étant structuré.
Comment ?
a. Fiches de révision avec questions séparées des réponses
b. Carte heuristique (mindmap)
c. Questionnaire, etc.

5.      Comparez votre travail avec vos notes (ou le syllabus). Et pour chaque faute, trouvez un indice de récupération significatif avec lequel vous alimentez vos fiches (ou mindmap, etc.).

6.      Recommencez les étapes 4 et 5. Accordez-vous du repos ; vous le méritez bien.

7.      Procédez régulièrement à la « reconstitution du puzzle ».

En bref, faites l’effort de reconstruire, vérifiez, et complétez par des indices de récupération : ce sont des « béquilles ». Celles-ci peuvent être des dessins qui vous parlent et qui font sens pour vous.

Apprendre à gérer le temps

« Il vaut mieux distribuer l’apprentissage dans le temps que de le regrouper ».
(Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique français).

  • En d’autres mots, il est plus rentable pour appendre d’étudier 4 demi-heures que deux heures d’un seul coup.
  • Il est également préférable d’espacer vos séances : si vous connaissez votre matière, réduisez la fréquence de révision. Si vous constatez trop de lacunes, augmentez-là !

Fiches de révision efficaces : comment reconstruire la matière ?

Vous ne me suivez pas, vous avez besoin d’un exemple ?

C’est ce que je vous propose d’apprendre lors d’un prochain article sur ce blog

Trouvez l’énergie, la motivation et la santé dans l’étude grâce à une formation intensive, en 2020, Marie-Pierre Preud’homme et moi-même auront le plaisir de concrétiser une formation intensive de self Coaching d’Etudes. Il s’agit d’un processus puissant et robuste qui vous permet de vous auto coacher afin d’arriver à un équilibre énergisant entre mental, stratégie et habitudes portantes.
(*) Grâce aux neurosciences, j’aurai bientôt l’occasion de défaire certains mythes concernant le cerveau, à commencer par celui qui avance qu’un hémisphère fonctionne plus qu’un autre…

Un bon sommeil en Haute Ecole ! Avec Openado !

Comment dort-on lorsqu’on est étudiant ?  Entre études, sorties, vie de kot et d’internat … Quelle place pour conscientiser, se motiver et se mobiliser pour une bonne qualité de sommeil ? Lors de cette activité, nous visons l’auto-motivation pour mettre à l’honneur des actes concrets impactants favorablement le sommeil et réaliser son influence sur la santé, la concentration, la mémorisation … J’ai le plaisir d’animer, des ateliers “sommeil” dans les Haute Ecole de la ville de Liège! Que vous soyez professeurs ou étudiants, vous êtes bienvenus! Rdv demain aux Rivageois dès 10h00, le 22 à Verviers, …
Ces activités s’intègrent dans des journées organisées par Openado, un service de la Province de Liège axé sur la prévention et l’orientation des enfants et adolescents.

L’objectif de ces animations est de sensibiliser les étudiants à l’importance du sommeil dans le bien-être physique et mental. Nous y aborderons la part importante qu’il occupe dans la réussite des études. Au delà de la sensibilisation, nous développerons les clefs pour un bon sommeil. Pratiquement, que mettre en place, faire ou ne pas faire pour se préparer à de bonnes nuits agréables, ressourçantes et réparatrices.
Mais aussi, lorsque le sommeil n’est plus là, que l’insomnie est au rendez-vous, comment faire pour s’en sortir ? Nous verrons ensemble comment gérer au mieux, sortir du cercle vicieux du manque de sommeil, générant stress, consommation de boissons énergisantes et excitantes.

Les problèmes de sommeil chez l’étudiant sont fréquents. Ils peuvent être ponctuels (stress des sessions d’examens, de passage de travail de fin d’études, ..) ou s’installer de manière plus régulière, de façon insidieuse à la suite de décalages horaire du à des sorties, des blocus tardifs, cumul d’études et de travail d’étudiant,…

Au programme :

  • Tour d’horizon des fonctions du sommeil,
  • Etes-vous certain d’avoir un bon sommeil? Comment le savoir?
  • Alimentation – comportement alimentaire et sommeil
  • 5 clefs pour un bon sommeil,
  • Apprentissage de séances d’auto-hypnose et de techniques respiratoires pour aider à l’endormissement.

Des outils simples de prévention, récupération du sommeil seront abordés lors de cet atelier.

Ces activités sont accessibles tant aux professeurs qu’aux étudiants, ils s’inscrivent dans le modèle Canadien “Je tiens la route” pour une bonne santé mentale.
Si vous n’y avez pas accès, vous trouverez via ce lien une séance d’hypnose pour s’endormir.

La gestion et la prévention du stress à un impact important sur la qualité de votre sommeil. Là aussi, l’hypnose pourra vraiment vous aider.

Auto-sabotage dans les comportements alimentaires !

auto sabotage alimentaire

Faites vous partie de ceux et celles qui ont l’impression de prendre des résolutions, …. de décider d’adopter un comportement bénéfique, comme de manger sain, … puis au final de faire exactement l’inverse ? …Comme si le comportement vous échappait ? C’est très fréquent dans les troubles alimentaires comme la boulimie, l’hyperphagie, le grignotage, … Nous travaillons cette thématique lors des ateliers maigrir par hypnose.

L’auto sabotage est en lien direct avec la notion de bénéfices secondaires. Votre inconscient, qui est le siège de la gestion de vos comportements alimentaires effectue une sorte de bilan lorsque vous prenez une décision de changement, comme de prendre de soin de son  corps, de mincir.

Aussi étrange que cela puisse vous paraitre, même si votre plus grand et plus sincère désir est de mincir, il n’est pas certain que votre inconscient soit de votre avis. Dans la situation actuelle, de surpoids, ou de comportement dysfonctionnant il a trouvé un certain équilibre et certains avantages, qu’il souhaite conserver.

Ces conflits inconscients peuvent être apaisés, et l’inconscient vous donnera alors l’autorisation de perdre du poids, de prendre soin de vous. C’est ce que nous travaillons en hypnose. Une fois l’inconscient tranquilisé, les comportements d’auto-sabotage disparaissent, vous apaisez votre relation à la nourriture, vous accédez à votre poids idéal et surtout vous le conservez, … en gardant l’esprit lui aussi léger !

Qu’est-ce qui fait grossir ?

qu'est ce qui fait grossir ?Qu’est ce qui fait grossir, prendre du poids ?

Je crois bien que vous avez déjà sur le bout de la langue une liste d’aliments à énumérer … Et bien non, … ce n’est pas la bonne réponse !
Ou plutôt, il serait bon de se poser la vraie question : qu’est ce qui vous fait consommer ces quantités d’ aliments que vous ne trouvez pas bons pour votre santé?

Retournons à la source, aux vraies origines  … si vous prenez du poids, c’est soit que vous avez un problème de type métabolique, endocrinien et là, c’est à voir avec votre médecin, soit c’est votre comportement alimentaire qui vous met en difficulté. 

Le travail en hypnose pour maigrir va vraiment vous aider, voici le programme !

Ce qui fait grossir ce sont les régimes et les émotions !

Réfléchissez l’espace d’un instant ! A un moment de votre vie, la nourriture a eu pour fonction de vous réconforter, vous apaiser, gérer votre stress, … Vous mangez plus que nécessaire, au delà de vos besoins physiologiques et en toute logique, vous prenez du poids. A un moment donné, vous vous dites qu’il faut faire quelque chose, ..;et voilà que vous tombez sur un régime miracle, “comment perdre 5 kilos en 2 semaines ” … Ce régime drastique vous motive, car çà va aller vite, … Vous voilà motivé(e) pour vous y tenir, vous vous pesez tous les jours, les résultats sont là, … Yess, vos efforts sont récompensés ! … Mais un après-midi, voilà que vous “craquez”, vous vous sentez faible, ou … vous avez une irrésistible envie de manger tout ce qui figure sur la liste des aliments interdits, …. vous vous gavez, … vous vous pesez, … déception, …. vous refaites un nouveau régime, … vous vous frustrez, … vous retombez dans les excès,….
A la base, vous avez utilisé la nourriture pour vous réconforter Le fait de vous en priver est à la source de grandes détresses, et constitue la voie royale pour développer des troubles alimentaires comme la boulimie, l’hyperphagie, l’orthorexie (obsession d’ingérer des “aliments sains” et rejet systématique des aliments perçus comme étant malsains).

Retenez bien ceci : si à un moment de votre vie, vous avez compensé des difficultés émotionnelles, par de la nourriture, les régimes vous feront toujours grossir !
Pour vous en sortir : travaillez à la source, apaisez les émotions, sentiments, … difficultés à la base du dysfonctionnement du comportemnet alimentaire. C’est ce que nous faisons grâce à l’auto-hypnose pour perdre du poids … et surtout maintenir son poids idéal!

Ce qui fait grossir ce sont les régimes, les frustrations qu’ils impliquent et qui font compenser. Lors des ateliers, vous retrouverez les techniques de thérapies brèves inspirées de la méthode de régime paradoxal, de Giorgio Nardone, nous agissons sur les causes, pour un effet durable. Ces ateliers sont animés et conçus par Marie-Pierre Preud’homme. Elle est formatrice en hypnose chez formathera (école de formation à l’hypnose), hypnothérapeute AEPH, nutrithérapeute CFNA.
Informations et inscriptions – 0478/997157

Vous pouvez aussi pratiquer avec moi la méthode de chez vous avec les hypnopulse.com je mincis par hypnose

http:/shop.hypnose-liege.com/categorie-produit/methode/ maigrir par hypnose mp3

Derrière mes envies se cachent parfois des besoins insatisfaits. Comment les identifier, vivre plus authentiquement. Dernière partie

besoins non satisfaitsLors des deux précédents épisodes (ici et ici), vous avez pu constater que parfois, derrière nos envies se cachent des revendications bien plus importantes : nos besoins. Assouvir ses envies ne provoque qu’une satisfaction temporaire et insuffisante, car l’inconscient utilise toujours la même solution. Une conscientisation est nécessaire, couplée à un changement de comportement. Il s’agit de trouver ce commutateur interne qui nous bascule vers des solutions plus saines. Passer du mode « mono solution » au mode « multi solutions ».

La prise de conscience par la vigilance de nos sens  (Avoir la capacité de se poser la question : « Qu’est-ce qu’il m’arrive à cet instant ? » est un premier pas. Je vous invite d’ailleurs à vous initier à la pleine conscience. Il y a 10 ans, ceux qui la pratiquaient étaient parfois considérés comme des illuminés. Aujourd’hui, la recherche scientifique ne cesse de constater les bienfaits de la méditation. Et ce n’est pas le professeur Steven Laureys, célèbre neurologue belge, ni le neuroscientifique français A Lutz qui diront le contraire. Lisez les articles de vulgarisation et vous serez conquis par cette technique qui coûte 0€, et qui en plus, dans de nombreux cas, remplaceront vos anxiolytiques et leur cortège d’effets secondaires .

La seconde étape est de s’interroger sur l’importance de ce qui est envié. Après cela, qu’est-ce que j’aurai en plus ? Est-ce que cela va satisfaire les besoins essentiels comme le besoin d’amour, de reconnaissance, de respect, de réalisation de soi, etc.? Développer le sens du discernement est une qualité nécessaire. Enfin, un changement de comportement s’impose. Cela revient à dire : ” Comment puis-je satisfaire ce besoin d’une manière plus authentique qu’en utilisant cette solution qui ne m’apporte qu’un apaisement temporaire“.

Jean, divorcé, accumule les cours du soir de langues étrangères. En classe, il est jovial et participatif. Grâce à ces cours, il a accès à d’autres cultures, a déjà visité Londres, Vienne et Paris. Un beau jour, il fait le bilan et s’aperçoit avec son coach qu’il n’est pas tout à fait heureux. Pourquoi ? Parce que lorsqu’il rentre chez lui, il se sent seul comme un chien, dit-il. Ces voyages ne sont que des bénéfices secondaires. De quoi va-t-il besoin ? D’amour ?

Impermanence et vacuité : brève parenthèse bouddhiste

Il n’existe pas une seule chose, un seul phénomène, ni un seul être vivant, végétal ou animal qui soit intrinsèquement indépendant, ou autonome. Vous avez besoin d’oxygène et d’eau. La plante a besoin de nutriments, l’arc-en-ciel ne se crée pas sans un filet d’eau, etc. Dans la philosophie bouddhiste, on parle de vacuité. Non pas parce que les êtres et les choses sont vides, mais parce qu’ils sont interdépendants : ils dépendent de conditions et d’autres phénomènes. Faites un zoom sur un objet envié comme une montre Breitling (superbe mécanique, n’est-ce pas ?) Que voit-on ?
Des atomes de métaux, quelques pièces en plastique, du verre, etc. Les atomes, formés de particules élémentaires comme les protons et les électrons, positifs et négatifs, sont régis par des champs de force magnétiques, le plastique est issu du pétrole et le verre provient de la silice !

Première question. Pourquoi convoiter certaines choses alors qu’elles n’ont aucune existence propre ?

L’impermanence, quant à elle, est plus accessible à la compréhension. L’impermanence, quant à elle, est plus accessible à la compréhension. Tout est transitoire. Je rajouterais ceci : surtout la vie. Nous naissons, vieillissons (transformations physiologiques, biologiques…) et mourrons. Toutes les choses, tous les êtres subissent des transformations : rien ne conserve son état indéfiniment ; même pas les pierres ! Rien n’est permanent ;

Deuxième question : pourquoi nous nous attachons aux apparences des choses comme si elles possédaient des caractéristiques propres et immuables ?

Alors me direz-vous, on ne peut pas s’attacher à son partenaire ? Il faut se rendre que compte que notre entourage nous aime et cela nous rend heureux. Et inversement. Mais il faut intégrer que tout peut changer d’un instant à l’autre puisque ne faisons qu’un passage sur terre. La conséquence est une bonne nouvelle: un recadrage de sens:

N’est-ce pas une magnifique raison pour apprécier le moment présent avec les êtres qui comptent et se détacher du superflu ?

Plongez sous l’iceberg de vos envies et remontez avec votre besoin!

Ces derniers temps, vous avez beau assouvir tous ces « besoins », mais la satisfaction est temporaire et superficielle. Vous dépensez beaucoup d’argent ? Vous convoitez le bien d’autrui ou sa carrière ? Vous multipliez le activités, voyages et autre city-trips sans réellement trouvez une forme de satiété interne ?

Alors, vous pouvez essayer de suivre ce protocole. Il est assez « confrontant », cependant il vous offre une opportunité d’adopter un comportement plus écologique afin de combler un réel besoin. Ce cheminement ne se pratique pas entre le fromage et le dessert, ni en extase devant la vitrine de Zara. Il y a un petit rituel de concentration. Et dans concentration, il y a centration sur soi.

Je vous invite à vous donner un rendez-vous…Avec vous-même. Choisissez un endroit calme et silencieux. Bra chez-vous à « l’ici et le maintenant », avec vous et vous seul. Respirez profondément pendant 5 cycles. Restez centré sur vous-même et tentez de répondre à ces 10 questions

  1. De quoi ai-je envie à cet instant ?
  2. Quelle émotion suis-je en train de vivre ? (Je la nomme). A quoi est-ce que je pense ? Est-ce que j’éprouve de la jalousie de ne pas être comme…Ou de ne pas avoir cet objet comme untel.
  3. Qu’est-ce que j’aurai en plus après avoir cédé à cela ? qu’est-ce qui est important ?
    Que se passe-t-il si je ne cède pas ?
  4. Je prends un moment pour plonger sous l’iceberg : est-ce qu’il n’y a pas là-derrière un besoin fondamental :
  • Est-ce un besoin de reconnaissance par les autres ?
  • Est-ce un besoin d’identité (spiritualité, connexion…)?
  • Est-ce un besoin de sécurité ?
  • Est-ce un besoin d’amour ?
  • Un besoin de plaisir, de liberté, …?

Combler cette envie va-t-elle permettre d’assouvir ce besoin profond ?

5. Est-ce le bon moyen d’assouvir ce réel besoin ?

6.  Quels sont les autres choix qui apparaissent? (Je creuse dans mes ressources, ou alors je me demande comment ferait une personne que j’apprécie). Je prends le temps de la réflexion. Je vérifie si ce choix ne présente pas d’inconvénients ; ni pour moi, ni pour les autres

7. Quels sont les ressources nécessaires dont je dispose pour y parvenir.

8. Est-ce que je suis prêt à quitter les avantages de cette envie pour les remplacer par les avantages de cette nouvelle solution ? Non ? Alors je recherche une autre solution (6)

9. Je me visualise en train de combler ce besoin en utilisant une solution saine ; Je m’y vois. Qu’est-ce que je ressens ?

10.  Que vais-je faire en premier lieu pour initier ce changement? Quand ? Oû, Avec qui ?

Lorsque vous avez élucidé cette envie, félicitez-vous. Ne vous mettez pas  trop de pression et donnez-vous du temps.

Conscientiser un comportement est déjà une étape vers le changement.

Derrière mes envies se cachent des besoins non satisfaits. Comment les identifier, vivre plus authentiquement ? Partie 2

envie et besoinPour combler nos besoins fondamentaux comme la sécurité ou l’amour, il arrive que notre inconscient manque de stratégie efficace et recoure à des envies qui ne font qu’apaiser la soif. La solution ne comble pas le besoin; elle ne procure que des bénéfices apaisants. Et c’est toujours la même qui est utilisée. En thérapie brève, on résume cela par une phrase: « Plus de la même chose donne le même résultat ! »

Retrouvez dans la première partie  comment peuvent apparaître ces envies. Vous y découvrirez les premières étapes d’un protocole de conscientisation…

Deuxième outil : Les CAPACITES.
Rechercher un autre comportement qui offre les mêmes avantages.

 Pour changer de roue il faut savoir changer une roue et avoir une autre roue!

Pourquoi l’homme ne peut-il pas combler directement ses besoins sans passer un intermédiaire parfois toxique ?
La question d’avoir les Capacités de parvenir à combler les besoins est primordiale. Mais auparavant, il est crucial de comprendre la notion d’intention positive. Derrière tous nos comportements, se cache la satisfaction de besoins essentiels ; c’est ce qui garantit notre équilibre. Comme on l’a vu ce sont les comportements qui sont parfois nocifs mais jamais la cause profonde. Par conséquent, la question cruciale suivante émerge:

Quelle est la fonction positive qui se cache derrière cette envie ?

 Est-ce un besoin de reconnaissance par les autres ? Est-ce un besoin d’identité (de spiritualité, de connexion, …) ? Est-ce un besoin de sécurité ? Est-ce un besoin d’amour ? Un besoin de plaisir, de liberté, d’autonomie ? Prenez le temps de la réflexion, et soyez authentique.

Ainsi, une personne n’ayant pas la capacité d’aller vers l’autre souffre d’un manque d’amitié, d’amour, d’estime (besoins). Elle le compense par des envies de vêtements chics, une voiture de luxe qui attirent l’attention et tente de combler un besoin profond par un besoin de surface : aimer le design des voitures de luxe et être passionné de grands couturiers. Mais ce n’est là qu’un sparadrap sur une infection plus sérieuse. Il faut d’abord prendre conscience de ce REEL besoin profond. Un autre exemple de dissimulation du besoin profond ?

Combien de gens terminent une formation axée sur le bien-être et embrayent sur une autre !

Parce que les objectifs de la formation correspondent à un besoin de surface, et que cette activité apporte des bénéfices secondaires. Un exemple réaliste serait la fréquentation d’un cours d’anglais dans le but (le besoin profond) inavoué de rencontrer un partenaire de vie. Dans ce cas apprendre une langue est l’arbre qui cache la forêt : le besoin de rencontrer quelqu’un. Un bénéfice secondaire serait un voyage à Londres. Cette personne va-t-elle combler ce besoin profond ?

Combien de langues va-t-elle devoir apprendre avant d’être consciente de son réel besoin ?

Le recadrage de comportements en 6 pas

La résolution du problème passe par des alternatives qui vont satisfaire réellement le besoin. Issu de la modélisation du travail de M. Erickson et V. Satir en train d’accompagner des personnes négociant avec leurs différentes parties d’elles-mêmes, le protocole des 6 pas a été repris par J. Grinder et R. Bandler, fondateurs de la PNL. On part du principe qu’une partie inconsciente de vous-même vous veut du bien, mais ne sait pas comment « bien faire ». Préalable : Apprenez le protocole par cœur ou enregistrez les questions suivantes sur votre smartphone en les espaçant de 2 minutes. Prenez le temps de vous installer dans un endroit isolé et tranquille. Fermez les yeux et effectuez 5 cycles profonds de respiration en vous focalisant sur l’air qui rentre et qui sort de votre bouche. Restez connecté. Ne vous mettez pas sous pression. Dites-vous ceci: “Je suis curieux et motivé de savoir à quel point cette expérience va me permettre de découvrir d’autres comportements qui pourront certainement combler d’une autre manière ce besoin profond. Ce changement, se sais que c’est une porte qui peut s’ouvrir de mon intérieur”.

Etape 1 : Identifier l’envie à remplacer

Quelle est cette envie qui n’étanche pas ma soif ? Je ressens quoi ? Cela ressemble à quoi dans mon corps ? Je la situe où ?
Je voudrais prendre contact avec cette partie de moi qui génère ces envies et pouvoir évoluer vers d’autres solutions plus harmonieuses

Etape  2 : je prends contact avec cette partie.

Je voudrais simplement rentrer en communication avec toi. Je voudrais un signe extérieur comme un mouvement de doigt ou une réponse de ma petite voix. Remerciez la partie même si vous ne percevez rien !

Parfois, un léger mouvement de doigt va survenir ou peut-être allez-vous entendre votre dialogue interne. Ne vous inquiétez pas si vous n’entendez rien. Restez focalisé car le processus se produit à un niveau profond et partiellement inconscient.

Etape 3 : séparez l’intention positive du comportement.

Demande à cette partie qui produit le comportement elle accepte de te faire savoir à un niveau conscient ce qu’elle veut de bien pour vous en déclenchant ce comportement. Remerciez-la A nouveau, votre petite voix peut vous parler. Si ce n’est pas le cas, supposez que vous n’avez pas besoin de connaitre la réponse consciemment.

Etape 4 : laissez votre partie créatrice trouver des alternatives plus saines qui remplissent la fonction positive.

Pensez à une étape de votre vie où vous avez trouvé une solution bienveillante pour vous ou quelqu’un. Vivez ce moment. Vous faites appel à votre partie créatrice pour imaginer plusieurs nouvelles solutions, et à votre partie responsable du comportement pour en sélectionner 3. C’est comme si la partie responsable du comportement se faisait livrer par BPost un cadeau avec trois nouveaux outils à tester, ou à renvoyer

Etape 5 : négociez avec la partie responsable des changements de comportement.

Demandez-lui « es-tu prête à expérimenter les 3 comportements nouveaux ? Tu pourras sélectionner celui que tu préféres» Si la réponse est non, recommencez l’étape précédente, sinon, passez l’étape qui peut être la dernière.

Etape 6 : vérifiez si toutes les parties de vous-même sont d’accord.

Demandez à toutes les autres parties du corps si elles sont d’accord avec les nouveaux comportements proposés. Cela vous évite de choisir un comportement que vous devrez recadrer plus tard. C’est comme une cérémonie de mariage : « Une partie de moi s’oppose-elle à une des 3 solutions ? Qu’elle le dise maintenant ». Si la réponse est oui, recommencez en 4. Sinon, remerciez toutes les parties !

Compliqué ? Un peu long ? Bizarre ? Peut-être, mais ce protocole est très utilisé par les thérapeutes et les coachs. L’hypnose n’est pas toujours utilisée pour le mettre en œuvre. Par ailleurs, il ne faut pas être pressé car le changement peut prendre quelques temps à s’élancer. Faites-vous confiance et soyez indulgents envers vous-même. Vous pouvez recommencer ce protocole si vous ne percevez aucun changement dans vos comportements. Si vous ne vous sentez pas d’attaque de le pratiquer seul, Contactez Mare-Pierre Preud’homme. La problématique est peut-être plus sournoise et il est nécessaire d’investiguer plus profondément votre situation.

La prochaine fois, nous découvrirons enfin le protocole du plongeur en 10 paliers, un autre outil de recadrage que je souhaite partager pour la première fois. Nous terminerons cette odyssée à travers nos besoins par un détour philosophique …

 

Claudio Fusini Claudio FUSINI, formateur à l’Ecole Royale des Sous-Officiers